Objection Votre Honneur



Publié le mardi 13 janvier 2009


Mardi 13 janvier 2009

RADIO-CANADA - Pénurie grave de jugement

En appéro:   

Une photo couleur pleine page dans La Presse 2009 01 12 pour nous annoncer que Céline Galipeau présente désormais le téléjournal de 22heures. Pourquoi dépenser $10 000 de nos impôts pour annoncer ce que tout le monde sait déjà ?  En crise économique et les zoouffs de la SRC jouent aux millionnaires avec nos taxes.  Tabar... !

 

Le discernement….

Le vice-président principal de Radio-Canada, Sylvain Lafrance, dans sa lettre au Devoir du 8 janvier, au sujet des critiques qu'il a reçues à la suite du Bye Bye 2008, nous informe que le diffuseur public a fait preuve de l'une de ses plus grandes qualités qui est de savoir entendre. Entendre les commentaires qui sont formulés par les spectateurs.

Mais il me semble qu'il doit y avoir une qualité encore plus grande que doit posséder un grand diffuseur, public ou privé, c'est celle du discernement entre ce qui est publiable ou diffusable et ce qui ne l'est pas. Dans le cas qui nous intéresse, savoir discerner entre le vulgaire et le comique, entre la grossièreté et l'humour. Il me semble que cet exercice doit absolument être fait en amont de toute diffusion au public d'une quelconque émission. Or M. Lafrance ne reconnaît aucune responsabilité ni aucune lacune à cet égard. C'est uniquement la réaction du public qui lui a fait déclarer que le diffuseur a été «trop tolérant dans le cas du dernier Bye Bye». Et l'on ne saura pas ce que ses collègues et lui en pensent. C'est là exactement que se situe la lacune principale. Attendre que le public réagisse, ou comme l'a dit Mme Louise Lantagne, directrice générale de la télévision de Radio-Canada, dans le Devoir du 7 janvier, tester les limites des téléspectateurs. Est-ce qu'il ne devrait pas y avoir chez tout diffuseur un poste de responsable de la qualité? Un ombudsman jugeant de ce qui est présentable et de ce qui ne l'est pas. Si Radio-Canada et son vice-président principal ont comme politique d'attendre et d'entendre ce que le public dira des émissions qu'ils diffusent, avant de s'intéresser à leur contenu, nous ferons face à un immense problème. C'est-à-dire que l'on est en droit de se demander qui imposera des limites lorsque les spectateurs ne réagiront plus ou très peu parce qu'ils se seront habitués à se faire offrir des émissions qui manquent de plus en plus de bon goût, qui dépassent les limites de l'acceptable pour tester les spectateurs et qui proposent sous le vocable de l'humour des reparties qui partout ailleurs sont de pures niaiseries, quand elles ne sont pas tout bonnement offensantes. Alors, s'il vous plaît, Monsieur le vice-président principal, auriez-vous l'obligeance de nous dire si ce qui est permis sur les ondes est ce que le public consent à avaler ou si c'est un produit de qualité, dont le contenu doit respecter certaines normes.

George Paquet, Le Devoir, 2009 01 12



Mardi 13 janvier 2009

OBAMA - Un espoir excessif selon Raul Castro

 

Le président élu américain Barack Obama semble honnête et sincère, mais son élection a suscité un "espoir excessif" de voir les Etats-Unis changer, a déclaré le président cubain Raul Castro dans une interview télévisée diffusée vendredi. Castro a à nouveau assuré qu'il était prêt à rencontrer Obama à tout moment mais, a-t-il souligné, pas à tout prix.

 

Le futur président américain, qui entrera en fonction le 20 janvier, a dit vouloir alléger le blocus imposé par Washington à l'île communiste il y a 46 ans. Il a également indiqué vouloir rencontrer les dirigeants cubains en guise de première étape vers une normalisation des relations avec La Havane.

 

"Il y a maintenant un président qui a suscité l'espoir dans de nombreuses région du monde, un espoir selon moi excessif", a déclaré Raul Castro. "En effet, même s'il s'agit d'un homme honnête -et je le pense-, d'un homme sincère -et je le pense-, un homme seul ne peut changer la destinée d'un pays, encore moins s'il s'agit des Etats-Unis", a poursuivi Castro, dans son interview diffusée par la télévision d'Etat.

"J'espère me tromper dans mon jugement. J'espère que M. Obama va réussir. Il peut faire beaucoup, prendre des mesures positives, il peut faire progresser plus que des idées, et en finir avec la tendance qui veut que presque tous les présidents américains mènent une guerre, voire des guerres."

 

L'entretien a été enregistré le 31 décembre, à la veille des commémorations du cinquantième anniversaire de la révolution qui a porté Fidel Castro au pouvoir. Ce dernier, malade, a été remplacé par son frère cadet en février. Raul Castro souligne que si Cuba est disposé à ouvrir le dialogue avec les Etats-Unis à tout moment, cela ne pourra se faire que sur un pied d'égalité, "sans qu'aucune ombre ne soit portée sur notre souveraineté". "Nous sommes disposés à le faire quand ils le veulent, sans intermédiaires, directement, mais nous ne sommes pas pressés, nous n'y tenons pas à tout prix", a ajouté Castro.



1 Commentaire :

Commentaire écrit le mardi 13 janvier 2009 à 17:52:30 (lien)
le nègre littéraire
Intéressant, nous attendons la suite avec impatience.


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